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Date de mise à jour: 2011/07/23
Condensé de la question
Faites-moi une biographie sommaire de la vie des enfants et des petits enfants de l’imam Moussa Kazim (as).
Question
je suis irakien d’origine et chiite de surcroit. J’ai perdu mes origines qui remontent à Moussa ibn Ja’far à cause de l’immigration en Lybie. Raison pour laquelle j’ai besoin de beaucoup d’informations sur l’imam Moussa (as), ses enfants et ses petits-fils, ainsi qu’une petite biographie de sa vie.
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Réponse détaillée

Exposé la vie de l’imam Moussa Kazim (as) requiert des volumes de livres. Vous pouvez consulter l’ouvrage «Machjar al wafi » de Sayyed Hossein Abou Mousavi sur la vie de l’imam Moussa (as) ibn Ja’far et la descendance des Mousavi.[1]

Nous abordons très brièvement dans ces quelques lignes l’objet de votre question

Nom, surnom et affliction de l’imam Moussa Kazim (as)

Le nom de cet éminent est Moussa fils de Ja’far fils de Mohamad Baqir fils d’Ali Zayn Abidine fils de Hossein fils d’Ali fils d’Abou Talib.[2]L’imam Moussa Kazim (as) est né à Abwâ un village entre la Mecque et Médine le dimanche 28 safar de l’an hégire. Et selon ce qui ressort plus dans les documents, il est décédé empoisonné soit en 181 ou 186 ou 188 dans la prison d’Harouna Rachid. Il est inhumé dans le célèbre cimetière de Dahl plus connu sous le nom de cimetière Qoray à l’ouest de Bagdad. Cette localité s’appelle Kazimein actuellement. Sheikh Moufid affirme : « ce lieu dans le passé était l’endroit où on enterrait les Bani Hachim et certains notables des tribus »

Sa mère s’appelle Hamida Andalousi. Dans le livre I’lâm Wara il est écrit sa mère se nomme Hamida Barbariya ou Hamida Mossafâ. Par contre il est écrit dans Manaqib qu’elle s’appelle Hamida Mossafâ fille de Sa’ed Barbari et surnommée « lou’lou ».[3] Parmi ses surnoms nous avons Abdou Salih, Kazim, Sâbir et Amine. Sheikh Moufid ajoute «on l’appelait Abou Ibrahim Abou Hassan et Abou Ali ».[4]Sayyed Homeiri est le plus célèbre des poètes de l’époque de l’imam Moussa Kazim (as) et faisait partie de ses partisans.[5]

L’IMAMAT DE MOUSSA IBN JA’FAR

L’un des moyens connu et confirmé pour déterminer un imam chez les chiites duodécimains passent par l’annonce solennelle de l’imam précédent. Il y a aussi des questions et des épreuves qui ne sont pas à la portée d’un homme ordinaire heureusement il existe dans les documents une multitude de témoignages qui confirment l’imamat de l’imam Moussa Kazim ; ibn Saba’ Malek dit : « Abdou a’lâ rapporte de Faydh ibn Moktar qu’il a demandé à l’imam Sadiq (as) : prend ma main et sauve moi de l’enfer en me disant qui est l’imam après toi ? A ce moment l’imam Moussa Kazim (as) est entré alors qu’il n’était qu’un jeun homme. L’imam Sadiq répondit : celui-ci (en pointant Moussa Kazim) est votre imam, attachez- vous à lui »[6]

Sheikh Moufid dit à ce sujet : « Moussa Kazim après son cher père et il devance tous les autres enfants de l’imam Sadiq (as) dans ce sens que tous les mérites et les bontés sont réunis en lui, il existe des textes qui ont été rapportés à son sujet et son père lui-même l’a présenté comme le guide après lui »[7]

Les califes de l’époque de l’imam Moussa Kazim

Son imamat débute ensemble avec l’accession et l’instauration des califes de la dynastie Abbasside. L’imam a entamé son imamat sous le plus despotique et tyrannique des guides usurpateurs. Leur régime était particulièrement lugubre et calme à l’intérieur et on ne notait aucune contestation ni trouble. Ce calme a permis à ceux qui avaient pris le pouvoir d’asseoir facilement leur domination sur les opposants en contrôlant minutieusement leurs faits et gestes.

Les califes Abbassides contemporains à l’imam Moussa Kazim sont :

1- Mansour Dawanaki : il est le 2ème calife Abbasside après son frère Abou Abbas Safâh. Il est connu pour sa jalousie et son avarice. C’est pourquoi on lui a donné le surnom de Dawanaki. Il est également connu pour sa ruse, sa perversité et le manque de loyauté et de respect d’engagement.

2- Mahdi Abbassi : il avait une passion exacerbée pour les divertissements, les parties de plaisirs et les femmes. L’intérêt qu’il avait pour ce genre de chose a poussé son fils Ibrahim à devenir le chef des chanteurs et sa sœur Aliya un membre du groupe de danseurs de Bagdad. Cette dépravation de mœurs est si connue de Mahdi Abbassi et sa famille que le célèbre poète arabe Da’bil Khazai a clamé un poème dans lequel il compare les Abbassides et les Alaouites en ces termes :

« Aliya était des votres ou Bani Hachim

Le chef des musiciens Ibrahim était des vôtres ou des leurs ?[8]

3- Hadi Abbassi : il a accédé au pouvoir alors qu’il n’avait que 25 ans et il faisait partie des ennemis jurés des Ahl ul bayt. C’était un chef pervers et sadique. Sa vie est marquée par le mal, l’orgueil et le manque d’expérience. Son règne fut le plus difficile pour les Ahl ul bayt et les chiites. Le grand historien Mas ‘oudi révèle ceci sur lui dans le livre Mourouj Zahab : il était méchant, immorale et pervers. C’est à l’époque de Hadi que les révolutions et les soulèvements menés par les Hachimites et les Alaouites ont commencé. L’évènement de « Fakh » dirigé par Hossein ibn Ali est l’un des soulèvements ayant eu lieu à l’époque de Hadi ; l’imam Kazim (as) a soutenu ce soulèvement au point de dire à son leader Hossein ibn Ali qu’il sera martyr de cette cause. L’imam lui recommandait la résistance et l’endurance. L’imam Moussa Kazim (as) lui dit ceci : « Tu seras tué, combat sans relache car les gens et l’armée qui sont en face de toi sont des pervers… » Cette prise de position de l’imam montre clairement la légitimité de ce soulèvement.

4- Harouna Rachid : «Il est connu pour son enrichissement, le gaspillage, la possession des Harem, des chanteuses et des danseuses. Il faisait preuve d’une extrême haine et rancœur envers les membres de la famille du prophète ; il s’employait à les faire disparaitre autant qu’il pouvait. L’incarcération fréquente et l’assassinat de l’imam Moussa Kazim (as) par son agent Sanadi ibn Shahik sont exemples du sentiment d’hostilité qui l’animait.[9]

Les prises de position de l’imam Moussa Kazim (as) face à Harouna Rachid ; bien que Harouna Rachid était connu pour sa force, sa méchanceté et son hostilité envers les Alaouites en particulier, l’imam Moussa Kazim (as) n’avait aucune considération pour lui et ne le craignait pas. Il le défiait avec bravoure et honneur ; il ne montrait aucun signe de faiblesse dans son engagement et ses responsabilités. L’histoire le témoigne par ces quelques exemples de prise de position de l’imam face à Harouna Rachid

1- Harouna Rachid et la ruse de faire croire qu’il est familier avec le prophète

Khatib Bagdadi rapporte dans son livre d’histoire : « Harouna Rachid se présenta sur la tombe du prophète lors d’un voyage de pèlerinage pour se recueillir spirituellement. Les Qoraychites l’entouraient. L’imam kazim (as) était aussi sur les lieux lorsque Harouna Rachid disait : «Paix sur toi au messager de Dieu, paix sur toi ô cousin ! ».  En disant « ô cousin » Harouna Rachid voulait se vanter des autres par ce lien de parenté. C’est à ce moment que l’imam Moussa Kazim (as) s’adressa ainsi au prophète : « Paix sur toi ô père ! » Harouna Rachid rougit quand il entendit cela et réagit ainsi « Abou Hassan ! C’est ça qu’on appelle vraiment se vanter ! »[10]

2- Délimitation des frontières de Fadak par l’imam Kazim.

Zamakhshari dit «Harouna Rachid dit ceci à l’imam Moussa Kazim : « ô Abou Hassan ! détermine les limites de Fadak afin que je vous le restitue. » L’imam refusa de le faire mais Harouna Rachid insistait toujours. C’est alors que l’imam dit : « Je vais déterminer les limites exactes de ce domaine mais tu ne vas pas nous le restituer. » Harouna Rachid dit : « Où sont ses limites ? Définis-les au nom de ton grand-père. L’imam reprit : « Sa 1ère frontière va jusqu’à Adn ». C’est alors à ce moment que la couleur du visage de Harouna Rachid changea. Continue, dit-il à l’imam. Sa 2ème limite est Samarkand, poursuit l’imam. Harouna rougit davantage. Sa 3ème frontière est l’Afrique, continua l’imam. Harouna Rachid noircit carrément. Continue enjoint-il à l’imam. Sa 4ème limite s’arrête à la Caspienne et l’Arménie. C’est ici alors qu’Harouna dit à l’imam : viens carrément l’installer sur ma place ! S’il en est ainsi il ne reste pratiquement plus rien pour nous». L’imam rappela : « je t’avais dit que si je définissais les limites de Fadak tu ne le restitueras pas »[11]C’est à ce moment que Harouna Rachid décida d’assassiner l’imam.

3- Prouver le lien de parenté avec le prophète.

On relate que Harouna Rachid demanda un jour à l’imam Kazim (as) : « comment dites-vous que vous êtes les enfants du prophète alors que vous êtes les fils d’Ali. L’homme revendique son origine à partir du père et non la mère » l’imam répondit en lisant ce verset coranique : « Et nous Lui avons donné Isaac et Jacob et nous les avons guidés tous les deux. Et Noé, nous l'avons guidé auparavant, et Parmi la descendance (d'Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. Et C'est Ainsi que nous récompensons les bienfaisants. »[12] Jésus n’a pas de père ; mais il est rattaché à la lignée des prophètes par sa mère. C’est ainsi que nous aussi sommes reliés au prophète de l’islam par notre mère le dame Zahra ». Dieu dit aussi «. A ceux qui Te contredisent à son propos, maintenant que Tu en es bien informé, Tu n'as qu'à dire: ‹Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction d'Allah sur les menteurs. »[13]Le prophète n’avait amené qu’Ali Fatima, Hassan et Hossein lorsqu’il allait affronter les chrétiens de Nasara pour une prière de malédiction sur les menteurs.[14]

La connaissance et la morale de l’imam Moussa Kazim (as)

Beaucoup de hadiths révèle l’étendue de la connaissance de l’imam Moussa Kazim (as) sur plusieurs sciences, ses qualités et ses vertus morales et spirituelles. Il ne peut qu’être ainsi parce qu’il a grandi dans la maison de la prophétie, le fief du message et le carrefour des anges. Nous citons juste quelques exemples de hadiths :

1- Abou Hanifa dit : « j’avais effectué un voyage de pèlerinage rituel et je m’étais rendu chez l’imam à Médine dans l’intention de le rencontrer. J’attendais devant la porte pour avoir l’autorisation d’entrer. C’est alors qu’un garçon apparut (et je lui demandasse : « Où sont les toilettes ? Attendez, dit-il, il s’adossa au mur, s’assit puis dit : « Evitez de faire vos besoins ou uriner près d’un cours d’eau, sous les arbres fruitiers, dans la cour des mosquées ou les voies de communication. Allez derrière le mur et de là soulagez-vous en évitant de vous asseoir face à la Qibla ». Je fus étonné d’entendre de tels paroles de la bouche d’un enfant. Je lui demandasse alors comment il s’appelait ? Moussa ibn Ja’far répondit-il. C’est alors que je lui demandasse encore : «  jeune homme c’est quoi le péché et le élit ? Il répondit ainsi « Il y a trois situation pour décrire le péché et le délit :

1- soit le péché vient de Dieu et non de l’homme : dans ce cas Dieu ne le punira pas pour quelque chose qu’il n’a pas commis.

2- soit le Dieu et l’homme sont tous deux associés dans le péché et le délit ; il n’est pas juste dans ce cas que le complice le plus fort domine injustement le complice le plus faible.

3- soit le péché vient de l’homme, d’ailleurs c’est le cas avéré ici, Dieu fait preuve de clémence, cela traduit sa miséricorde et sa munificence. Et s’il le punit ce serait à cause du péché et de la désobéissance de l’homme ». Abou Hanifa confesse : «j’obtins la réponse que je voulais à partir des propos de ce jeune garçon. Et là je n’avais plus besoin de rencontrer l’imam Sadiq (as).

Ibn Shahr Ashoub cite ainsi la fin du hadith dans le livre Manakib : « lorsque j’ai compris ces propos de lui (Moussa ibn Ja’far) il m’a paru grand et m’a fasciné. Je récitasse alors ce verset : « Une descendance qui se suit »[15] Les savants ont reçu de l’imam Moussa Kazim diverses sciences qui remplissent textes religieux.[16]

2- Abou Fajr Esfahani affirme : « Yahya ibn Hassan m’a rapporté que l’imam Moussa Kazim (as) était le genre personne qui quand il apprenait que quelqu’un quine l’aimait pas parle mal dans son dos, il lui envoyait une bourse pleine de dinars. Et sa bourse contenait entre 200et 300 dinars. Les gens avaient sortie un proverbe inspiré de cette attitude de l’imam Moussa Kazim (as).

Hamou dit : «L’un des petits fils du 2ème calife avait l’habitude de salir le nom de l’imam Ali (as) dès qu’il le rencontrait l’imam Moussa Kazim (as) et adoptait de mauvaises attitudes vis-à-vis de lui. Certains chiites demandèrent à l’imam de leur donner l’autorisation pour le tuer. L’imam s’y opposait. Un jour l’imam assis sur une monture entra dans la plantation de ce monsieur. Le type cria : vous avez détruit mon champ et mes recoltes. L’imam ne fit attention à ses crises et continuait à avancer jusqu’’à se rapprocher de lui. L’imam descendit de sa monture, s’assit près de l’homme et commença à parler et à plaisanter avec lui. Il demanda à l’homme : «  à combien s’élève l’indemnisation pour tes récoltes ? Cent dirhams, répondit l’homme. Et quel est le profit qui devait en sortir, reprit l’imam ? Je n’en sais rien, réagit-il. A combien peux-tu faire une estimation insista l’imam ? je dirai cent dirhams encore, fit-il l’imam donna 300 dirhams. L’homme se leva et vint embrasser la tête de l’imam. Désormais quand l’imam entrait dans la mosquée, l’homme se levait, le saluait respectueusement et dit : « Dieu sait à qui il confit sa révélation l’imam dit alors aux chiites qui voulaient tuer cet homme : «Laquelle de ces deux initiatives est la meilleure ? Ce que vous vouliez faire ou ce que j’ai fait ? »[17]

3- L’imam Moussa Kazim (as) s’investirait à fond dans l’accomplissement des prières surérogatoires et veillait toute la nuit jusqu’à la prière du matin. Après la prière du matin, il restait encore sur la natte jusqu'au levé du soleil à faire des invocations. Il se livrait aux prosternations et implorations jusqu’au levé du soleil. il avait l’habitude de beaucoup répéter cette invocation : « seigneur je t’implore pour que tu rende ma mort paisible, que tu sois indulgent au moment de la rétribution ». il aimait dire : « les péchés de ton serviteur sont énormes, mais ta bonté et ton indulgence sont inestimable. Il pleurait par crainte de Dieu que sa barbe devenait toute mouillée.

L’imam (as) rendait fréquemment visite pour consolider les liens de famille. Il envoyait aux pauvres de Médine de l’argent, du pain et des dattes. Et personne ne savait de qui cela venait.[18]

Fils et petit fils de moussa Kazim

Comme il a été au début de ces écrits, il faut des livres si on veut parler des enfants et des petits-enfants de l’imam moussa Kazim (as).

Nous allons juste énumérer les noms des fils et filles de l’imam et nous vous renvierons aux ouvrages de généalogie. L’auteur de Machjar Wafi dit ceci après avoir cité tous les propos et fait des analyses :

A- Noms des fils de l’imam Moussa kazim

L’imam avait 23 fils.[19]Nous citons d’abord les noms et nous verrons ceux qui ont laissé une génération derrière eux

-Ibrahim Asghar Mortadha (connu aussi sous le nom de Moujab), Mohamad Abed, Abdoullah, Abbas, Ismaël, Ja’far, Khawri (ibn Shadqâm Touhfa, dit : «  l’imam avait un garçon nommé Ja’far Akbar), Is’hâq, Hamza, Abdou Rahmane, Aqil, Qasim, Yahya, Daoud, Souleymane, Ahmad, Fadh, Hassan, Hossein, Zeydnar, Obeydollah, Ibrahim Akbar, Haroun, Omar (tel que le relate ibn Shadqâm dans Touhfa)

Les filles de l’imam Moussa kazim

Fatima Koubrâ, Fatima Sogrâh, Rokaya, Hakima, Oummi Abiha, Rokaya Sogrâh, Koulthoum, Oummi Ja’far, Loubâba, Zeynab, Khadîdja, Aliya, Amina, Hassana, Boureiha, Oummou Salma, Maimouna, Oummou Koulthoum.

Certains ont ajouté des noms à cette liste[20] et nous nous réservons de les citer pour éviter d’être long.



[1]- Machjar wafi, Sayyed Hossein Abou sa’ida Moussavi, Darul Mahja Beidhâ

[2]- Wa’fi Rehâbi A’imma Ahl ul bayt, Sayyed Mohsen Amine, page 80

[3]- id

[4]- Irchad, Sheikh Moufid; Manaqib, ibn shahr Achoub Sou’al ibn Talha

[5]- id

[6]-Al Fousoul mouhima, page 231

[7]- lire ceci pour avoir une idée sur l’imamat de l’imam Moussa Kazim Kafi, vol 1, page 307,j Ithbât-ul Hoda, page 3, page 156-170,Wakad naqala akhir mâ younahiz 60 hadiths alâ imama

[8]- Divane Da’bil Khaza’i.

[9]- lire Tarikh Kholafa de Soujouti ; Mourouj Zihab de Mas’oudi ; Irchâd de Sheikh Moufid.

[10]-Wafiyat I’yane vol 5, page 9

[11]- Rabi’ul abrâr, vol 1, page 315

[12]- Sourate An’am: 84

[13] - Sourate Ali imrane : 61

[14]- Fousoul mohima, page 238, les versets 84 de la sourate An’am et 61 de la sourate Ali imrane.

[15]- Touhafu Ukoul, page 303, Manakib ibn shahr Achoub, vol 4, page 314

[16]- Maqatil talibine, page 499-500 ; Tarikh bagdad, page 28

[17]- Irchad sheikh Moufid, page 296

[18]- Irchad Sheikh Moufid, page 298, Kafi ; vol 1, page 13-20 Touhafu Ukoûl, page 283

[19]-Min Guiyari Ali ibn Moussa Reza,

[20]- Machjar Wafi, vol 1, page 65-66

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