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Date de mise à jour: 2008/08/31
Condensé de la question
par où faut t-il commencer pour connaitre l’islam ? Avec toutes ces ostentations et ces dérives que nous remarquons dans la communauté des religieux, j’ai peur de la fin que me réserve le fait d’être religieux.
Question
Avec tous ces doutes et suspicions que les ennemis de l’islam balancent, si un jeune veut connaitre l’islam dès le départ, par où doit t-il commencer ? (Par exemple l’adhésion à l’islam de tous ces juifs et chrétiens dont la foi est généralement plus forte que celle ces musulmans) ? Avec toutes ces ostentations et erreurs qu’on remarque dans la société des religieux, j’ai peur par rapport à où aboutira mon appartenance à la religion.
Résumé de la réponse

Connaitre l’islam, les enseignements religieux et les questions similaires s’avèrent comme une série de filières reliées entre elles. Elles doivent être abordées tous ensembles et on doit fournir des efforts pour obtenir des informations dans tous les domaines. On ne peut avec précision déterminer qu’il faut commencer par telle partie. Certes la connaissance de Dieu peut apparaitre comme l’étape la plus importante dans l’étude de la religion et dans un premier temps on doit beaucoup travailler ce côté. Rappelons qu’on dit que les gens qui s’islamisent nouvellement ont la foi plus solide que toutes les personnes qui appartiennent à cette religion depuis. Nous avons des musulmans de naissance dont la foi est très élevé par rapport aux autres personnes telles que les autres personnes qui viennent de s’islamiser nouvellement. Les erreurs et les dérives des autres ne sauraient jamais être une preuve pour que nous prenions d u recul par rapport à la religion. Toute personne en toute connaissance de cause est responsable devant Dieu.

Réponse détaillée

On peut diviser votre question en quelques parties :

1 – Par quel sujet doit t-on commencer les recherches religieuses.

2 -  Est-ce que les gens qui s’islamisent nouvellement ont généralement la foi plus forte et plus encrée que les autres musulmans ?

3 –  Est-ce que les erreurs et les ostentations qu’on remarque souvent dans la société religieuse peuvent servir de raison pour se désolidariser de la religion ?

Quant au premier volet de la question, nous devons savoir que les croyances se présentent comme les maillons d’une chaine qui sont reliés ensemble entre eux. On ne peut pas préciser un point par lequel commencer même malgré le fait que celui qui ne se connait pas d’abord bien ne peut vraiment pas connaitre Dieu. Et on ne peut pas s’attendre à ce que celui qui ne croit pas en Dieu puisse suivre ses prophètes et ses messagers. Et aussi, si quelqu’un n’accepte pas le message du prophète (ç), on ne peut pas s’attendre qu’il accorde l’intérêt  aux successeurs et aux imams après lui. De même,  si l’imamat des imams Ahl-ul-bayt (as) n’est pas encore établi pour quelqu’un, l’inviter à suivre les normes et les préceptes recommandés par les imams serait plutôt des efforts vains. D’un autre côté, c’est uniquement en épluchant les propos des prophètes qu’on peut avoir une meilleure connaissance de Dieu. C’est pour cette raison que l’imam Sadiq (as) apprend à ses compagnons dans une invocation qu’à l’époque de l’occultation de l’imam, les gens doivent par son contenu demander ceci à Dieu : « seigneur fait en sorte que nous te connaissons car si tu ne décris à moi, je ne te connaitrai pas. Seigneur fais-moi connaitre  ton messager car si tu ne fais pas connaitre ton messager, je ne le connaitrai vraiment pas. Seigneur fais moi connaitre  ton imam, car si tu ne fais pas connaitre ton imam, je serai égaré dans a religion ».[1]

 En d’autres termes, la connaissance des prophètes implique d’abord la connaissance de Dieu. Et la meilleure connaissance de Dieu passe par les propos des prophètes. On ne peut pas considérer cet ordre comme une forme de raisonnement absurde, inadmissible philosophiquement parlant. La connaissance sommaire de Dieu fera en sorte que nous connaissions ses prophètes. Et à la suite de cela, nous aurons une connaissance un peu plus précise de notre Dieu. Et cet ordre est possible et correct.  Dans d’autres cas concernant les croyances religieuses aussi, parfois nous rencontrons cette conception erronée qu’en cas de manque d’attention, nous nous retrouvons en train d’errer sans savoir par où commencer.

Comme l’affirme l’imam Ali (as), la première chose à faire pour s’adonner à la religion est la connaissance de Dieu.[2] Si sérieusement nous cherchons à connaitre la religion, Dieu promet qu’il nous montrera les chemins qui nous permettront de le connaitre.[3]

Il en résulte alors de ce qu’on a dit qu’on ne peut pas considérer l’étude des questions religieuses comme le parcourt ou la piste d’une course dans laquelle il y a un point de départ et un point d’arrivée. On doit simultanément renforcer les convictions. One ne peut par exemple pas recommander à un jeune en quête d’études supérieures et d’analyse de la vérité de qu’après le mariage, le travail, l’entretien des parents et aussi les activités religieuses de commencer par un point et chaque fois qu’il finit, il passe à l’autre. Il doit en même avec son intelligence et sa capacité de gestion mener le tous ensemble afin d’obtenir un résultat sur le tout à l’issu. Si quelqu’un veut par exemple avoir des connaissances informatiques, il doit apprendre en même temps les composantes de l’ordinateur, les logiciels, les virus… afin d’acquérir des connaissances requises dans ce domaine. On doit appliquer la même méthode lorsqu’il s’agit des recherches religieuses, et en guise d’exemple on ne peut pas conseiller de faire des recherches uniquement sur Dieu et le prophète (ç) et après avoir terminé et parvenu à une conclusion, on commence maintenant à accomplir les obligations religieuses telles que la prière, le jeûne, le pèlerinage et après avoir accompli les obligations religieuses on passe maintenant aux biens afin d’aider les pauvres, les misérables.  Il y a un point très important auquel il faut beaucoup faire attention en ce qui concerne le comportement. En effet, chaque fois que dans votre vie un petit élément relatif à la religion devient évident, on doit mettre en pratique la section sur laquelle on a  la connaissance parfaite et continuer à mener des recherches dans d’autres sections. De la même manière que nous demandons à Dieu dans les invocations de nuits de ramadan : « seigneur fais en sorte que je mette en pratique la vérité que tu m’as dévoilé. Fais-moi connaitre ce que je ne connais pas jusqu’à présent »[4]. Dans le coran Dieu menace surtout ceux qui se montrent encore plus obstinés lorsque la vérité leur est parfaitement parvenue[5]. C’est dans ce cas que Dieu n’accepte aucune excuse. De même, si nous avons acquis de la connaissance dans une partie de la religion, nous devons mettre en pratique des branches qui découlent de cette partie que nous maitrisons et nous ne devons pas attendre d’abord pour obtenir les preuves pour toutes ces branches avant de les pratiquer. En guise d’exemple, si nous avons la certitude sur le caractère miraculeux du coran et le fit qu’il vient de la part de Dieu, nous ne devons plus commencer à chercher des preuves avant de mettre en pratique les commandements et ordonnances qui figurent dans le coran. Par exemple on se met à chercher pourquoi la prière et le jeûne sont obligatoires et pourquoi l’usure et les jeux de hasard sont interdits. Certes fournir des efforts pour essayer d’avoir une idée sur les raisons de ces dispositions et règles islamiques s’avère bien mais nous voulons dire qu’on ne doit pas rester passif en attendant d’obtenir toutes les raisons sur lesquels reposent certaines règles avant de passer à la pratique.

Quant au deuxième volet de la question dans laquelle que tous les gens qui ont nouvellement adhéré à l’islam ont la foi plus forte que les autres musulmans ? C’est quelque chose qu’on ne peut pas admettre. On peut certes dire que la foi de ces personnes et on peut dire que la foi de ces personnes est bien mûrie par rapport à la foi des autres musulmans qui n’ont pas mené des recherches et qui se sont appuyés sur leurs familles et leurs sociétés pour être musulmans. Or ceux qui adhérent nouvellement à l’islam s’appuient généralement sur des recherches. Certes il existe également des musulmans qui ne sont pas musulmans juste parce qu’ils ont vu leurs parents pratiquer cette religion. C’est effectivement grâce aux recherches, aux croyances religieuses fortes, aux efforts et à la purification de soi qu’ils se sont davantage rapprochés de Dieu.

Certes les personnes nouvellement islamisées pour des raisons qu’ils font l’objet de respect des autres musulmans et aussi pour le fait qu’ils se trouvent dans un nouveau cadre spirituel, ils ont une bonne impression et appréciation des obligations islamiques.

On peut remarquer la même chose chez un jeune qui observe le jeûne surérogatoire par engouement et désir. Les marques de celui qui observe le jeûne apparaissent en lui. Bien que leur jeûne soit bien vu auprès de Dieu, on ne peut certes pas les comparer avec le jeûne observé par la connaissance presque complète de Dieu, ceux qui pratiquent des choses sans aucune complaisance ou exhibition.

En ce qui concerne le dernier volet de la question, à savoir que la société religieuse est une société en dérive dans laquelle l’ostentation est en vigueur, il faut dire que bien qu’on ne peut renier l’existence des erreurs et des dérives dans la société religieuse, est seulement les religieux qui font des erreurs et des bévues dans leurs vies et que les autres personnes qui ne sont pas des religieux ont des attitudes humaines et conformes à la nature humaines ?

La vérité est que tous les autres peuvent commettre des erreurs et se tromper mais les erreurs que commettent les religieux sont plus apparentes dans ce sens qu’ils ont une certaine connaissance que les autres n’ont pas. Raison pour laquelle le religieux doit beaucoup veiller sur son comportement et ses actes. En guise d’exemple, si cent personnes violent le code de la route, cela ne peut attirer beaucoup d’attention que lorsqu’un seul religieux le fait.

 Mis à part ce qu’on a dit, on ne saurait considérer les erreurs des religieux ou de certains savants religieux par rapport aux normes islamiques comme une preuve pour se désolidariser de la religion. Car la religion est un ensemble de critères qui permettent à l’homme de suivre la bonne voie qui mène à Dieu et une fois qu’on a la certitude que ces critères viennent de Dieu, et que nous n’avons pas de doute sur la véracité de ce message, on doit considérer le fait que certaines personnes qui prétendent être des religieux et ne suivent pas ces règles comme la preuve de la faiblesse de leurs convictions religieuses. Si nous voyons par exemple que certains médecins prendre de la drogue, et aussi et aussi certains ingénieurs ne pas respecter les règles de fabrication des trucs de ce genre, nous ne pouvons pas conclure qu’il faut se livrer à la consommation de la drogue. Nous devons alors faire la différence entre les normes religieuses et le comportement des religieux. Donc si nous avons des doutes par rapport à une question religieuse, nous devons approfondir des recherches pour avoir la certitude par rapport à ce qui est la vérité. Mais une fois cette certitude acquise, nous ne devons pas accorder de l’importance au comportement des autres, nous devons plutôt suivre le commandement de Dieu qui dit : « ô ceux qui ont cru, veillez sur vos comportements si vous avez entrepris d’évoluer sur le  droit chemin, le comportement des autres ne vous regarde en rien. Vous retournerez tous vers Dieu… »[6] Avec l’aide de Dieu, nous devons avoir la foi et nous fier à la parole de Dieu suivante : «nous nous précipiterons ici bas et dans l’au-delà à l’assistance de nous envoyer des personnes qui ont cru »[7]

 


[1] - Al Kafi, Mohammad ibn Yakoub Koleiny, vol 1, page 342, hadith 29, Darul Koutoub ul islamiyya, Téhéran 1365 hégire solaire.

[2] - Nahjul balagha, page 29; Darul Hijra lil Nashr, Qom.

[3] - Sourate Ankabout: 61.

[4]  - Al Tahzib de Sheikh Tousi, vol 3, page 110, Darul Koutoub ul islamiyya, Téhéran, 1365.

[5] - Sourate Aali Imrane: 103.

[6]  - Sourate Ma’ida : 105

[7] - Sourate Gafir: 151.

 

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