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Date de mise à jour: 2011/08/24
Condensé de la question
quel est le jugement à propos de celui qui commet l’adultère avec une femme mariée et qu’il s’en suit un enfant ?
Question
j’ai commis l’adultère avec une femme mariée et c’est un péché grave. Il en suivi la mais d’un enfant. Cette femme éprouve de l’amour pour moi. Elle veut quitter son mari alors qu’elle a 3 enfants afin d’être en relation avec moi. Elle dit que son 4 ème enfant qui est une fille est de moi. Il cherche comment me sortir de cette situation qui m’est arrivée. Je me suis repentit et je suis revenu vers Dieu. Mais cette femme me met le dos contre le mur. Je ne sais quoi faire ? Qu’est-ce-qu’il faut faire avec cet enfant ?
Résumé de la réponse
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Réponse détaillée

la réponse à cette question passe par deux axes

1- Exposer le jugement qui s’applique sur ce cas

2- Aborder la question du point de vue moral et psychologique.

Premier axe : nous développons le statut du mariage de cette femme ainsi que l’enfant né de cet acte illégale et sa paternité. Selon la législation et l’école Ahl -ul-bayt, il est interdit à l’adultérin d’épouser cette femme. Les guides religieux ont décrété une sentence interdisant un tel mariage : « il est interdit à un homme d’épouser une femme mariée avec qui on a commit l’adultère, que ce soit après la mort de son époux ou à sa séparation d’avec celui-ci »[1] Shahid Thanî dit ceci dans le commentaire de Loum’oua : « la femme qui a consenti à l’adultère n’est pas illicite à celui avec qui elle l’a commise, sauf si cette femme est mariée »[2] Les jurisconsultes chiites sont pratiquement unanimes sur la question. En effet les jurisconsultes contemporains penchent pour l’interdiction pure et simple ou l’interdiction par précaution obligatoire. Sauf le regretté Tabrizi dit : « la déclaration plus évidente est que cela n’est pas interdit »[3]

Quant au 4 ème enfant mentionné dans la question et dont la femme vous attribué la paternité, il n’est en aucun cas lié à vous. Elle est la fille légitime de son père (le mari de sa mère) car le prophète a dit : «l’enfant appartient au propriétaire du lit et l’époux, l’adultérin doit être lapidé »[4] cette règle qui stipule l’enfant appartient au mari de la femme est fondée sur un hadith du prophète rapporté par les chiites et les sunnites.[5] C’est à partir de ce hadith que les jurisconsultes ont décrété le jugement ci-dessus. Bejnourdi developpe largement un sujet intitulé «la loi du lit »[6] dans on livre « Al Kawa’id al fiq hiyya » il apporte l’argument de cette loi : « ce hadith est connu de toutes les tendances islamiques et aucun musulman ne le réfute. Le hadith dit : « l’enfant appartient au propriétaire du lit »[7] Le hadith figure aussi dans les classiques de hadiths authentiques sunnites. Et rapporté par Aicha. Elle dit : « Outba ibn Abi Waqas avait ordonné à son frère Sa’d ibn Abi Waqas : « le fils de Walida ibn Zam’a est mon enfant. Va le récupérer » Aicha dit : « Sa’d ibn Abi Waqas prit l’enfant lors de la conquête de la Mecque en disant : c’est le fils de mon frère. Mais Abdou ibn Zam’a dit : « ça c’est mon frère et l’enfant de mon père né de son épouse ; l’affaire faut introduite auprès du prophète. Sa’d dit : «ö messager de Dieu : Tel que l’a reconnu mon frère, ce fils est de mon frère ». Abdou ibn Zam’a insista : il est mon frère et le fils de mon père né de son épouse ». le prophète trancha « ô Abdou ibn Zam’a cet enfant est votre ! Il ajouta : « l’enfant appartient au propriétaire du lit (conjugal)  

En conclusion le mariage avec cette femme n’est pas licite pour vous, et l’enfant ne vous appartient non plus ;

Deuxième axe

 Comme il est clair que vous n’avez pas le droit d’épouser cette femme, si le problème est toujours là et si vous continuer à nager dans le péché, sachez que vous portez préjudice aux enfants qui naitront de cette femme. Savez-vous quel crime moral vous commettez vis-à-vis des enfants qui réalisent que leurs pères ne sont pas leurs vrais pères ? Savez-vous que laisser à la société des enfants illégaux ? Savez-vous comment réagiront ces petits enfants lorsqu’ils apprendront que leur mère avait commis l’adultère et la débauche ? Savez-vous que c’est sur la société qu’ils prendront leur revanche, Ils vont se dire que c’est la société qui a commis un crime contre eux. Ce crime vous rattrapera très vite ici bas et dans l’au-delà. Imaginez que vous n’avez pas des relations extraconjugales illicites avec cette femme et qu’elle est votre épouse légitime quelle sera votre réaction si vous apprenez qu’elle entretient des relations illégales avec quelqu’un d’autres ?

En plus, supposant que la loi vous permette d’épouser une mauvaise idée de cette femme dans votre vie quotidienne. Vous vous direz toujours que si cette femme a déjà trompé son mari, elle peut aussi bien me tromper. Une situation qui viendra transformer votre vie en enfer ; par conséquent elle ne mérite vivre avec vous, quoique vous êtes son complice dans ce péché. Mais la porte du repentir vous est ouverte.

Donc ni la religion, ni l’éthique et votre aspiration réelle n’accepte pas que vous entreteniez une telle relation. Vous n’avez pas plus d’une solution devant vous. C’est de retourner vers Dieu, se repentir et ne pas se laisser séduire par les tentations du diable. Sachez que Dieu aime ceux qui se repentissent et il va prévoir pour toi un moyen pour sortir de cette situation. Débrouillez-vous de sortir de cette situation le plus rapidement possible. Prenez votre courage en main et parlez des conséquences néfastes de cet acte à cette femme. Dites-lui que vous nagez en plein illicite ; cet acte ne vaut rien pour qu’on transforme sa vie en enfer avec ça ? L’imam Ali (as disait : « celui qui jouit d’un plaisir par voie illicite verra ce plaisir disparaitre, mais pas le péché et les marques. Seul son souvenir amer reste. Le plaisir et la jouissance talonnés par le feu ne valent rien. Résoudre ce problème dépend de vous et la confiance en dieu. Porte du repentir est ouvertes vers vous deux.



[1]- Rasa’il Sharif Mortadha, vol 1, page 231

[2]- Shahid Thani, Rawdha al bahiya, vol 5, page 201

[3]- Tawzih ul masa’il marajei, vol 2, page 472

[4] - Kafi Sheikh Koleiny, vol 5, page 492

[5]- Al Mohazib, ibn Barâj, vol 2, page 167

[6] - Al Kawa’id al fiqhiyya, Bejnourdi, vol 4, page 33

[7]- id

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